Après le coup de foudre initial et la "validation" par une sortie en mer avec le personnel du chantier, le bon de commande fut signé dans la foulée. En effet, vu le délai de 2 ans dans le calendrier du chantier, le processus de commande permet de reserver un créneau pour 10 000€, et la commande reste modifiable voire annulable moyennant l'acquittement de 500 € de frais de dossier.

Cela me convenait parfaitement.
Nous avions donc 18 mois pour passer du projet a la réalité.

La prochaine étape s'imposait à nous : passer 2 à 3 semaines en famille à bord d'un pogo 12,50 l'été suivant.

Nous avions le choix entre les cyclades avec Fastsailing, et la Corse avec OPen Sail. Le choix fut scellé au salon nautique après avoir rencontré le gérant d'Open Sail au Nautic. De toute façon la perspective d'etre dans les cyclades en famille au mois d'août ne semblait pas idéal au vu du vent fort qui se lève fréquemment entre les iles.

Nous voila donc sur le ponton du port Charles Ornano d'Ajaccio devant le Luna Rosa qui avait déjà à son palmarès un aller retour et une saison aux Antilles !

Au passage je tiens a signaler que ce port n'est vraiment pas recommandable, ne l'utiliser que si vraiment vous y etes obligé.

En tout cas, le charme du Pogo 12,50 opère tout de suite grace à la sensation d'espace que le cockpit et le carré provoque. les couleurs simples, la boiserie discrète, la qualité du tissu des banquettes.

Embarquement, avitaillement, Rangement

Le premier grand test est celui de l'espace de rangement réputé faible du fait des mousses de flottaison. Et bien le Pogo nous a surpris, à 5 et l'avitaillement correspondant à 10 jours de croisière, il reste encore beaucoup de place. Il faut dire que les équipets sont immenses et hyper fonctionnels, et que le coffre arrière, unique, est gigantesque. Après une légère adaptation pour optimiser ces espaces, les coffres alambiqués et d'un accès douteux des croiseurs "traditionnels" ne seront plus qu'un mauvais souvenir.
Une astuce, on peut ranger pas mal de bouteilles de chaque coté du puits de quille, derrière les battants de la table...

La première nuit à Bord

L'absence de portes ne gène pas du tout bien au contraire, les stores en tissus font très bien leur office, pour 1/10ème du poids, et sans aucun bruit au roulage ! Parlons en du bruit, le Pogo est réputé bruyant et certes on est en prise directe avec les bruits d'eau sur la coque mais personnellement (et le reste de la famille souscrit à ce point de vue) cela est normal et plutôt rassurantsur un voilier, et cla ne nous a pas gèné pour bien dormir !

Par contre, il est vrai que la condensation est fréquente, et une bonne ventilation nécessaire.

Amarres larguées, cap au Sud Ouest !

L'accastillage du Pogo est adéquat et de bonne qualité (Harken, Spinlock et Karver), aucun souci, c'est fonctionnel.

Attention la GV incidences standard en hydranet fait son poids et demande un couple efficace au winch et au pied de mat.

Quel coup de pied aux fesses, ok, on est parti un peu tard après avoir du faire une épissure sur la drisse de GV (NB : les drisses du Pogo 12,50 sont désormais sans gaine),

J'avais préparé ma navigation, repéré les mouillages en me basant sur une vitesse qui me semblait raisonnable de 5 noeuds... Sauf que voila, par vent de travers avec 10-15 Noeuds de vent, on plane presque et on fait du 8-10 noeuds et on ne connait même pas le bateau. La famille est très rassurée, le bateau reste bien à plat dans les risées. On a vraiment l'impression que toute la puissance de vent est immédiatement transformée en vitesse tellement la raideur joue son rôle.

Un régal délicieux surtout que la barre a roue est a la fois sensible et très facile à prendre, même pour julie qui a 8 ans.

Et puis il y a la satisfaction de doubler tous les vaisseaux amiraux qui prennent une route similaire a la notre !

On n'avait pas de Spi mais on a pu apprécier l'effet ++ du gennaker dans les petits airs des le travers. On navigue quasiment à la vitesse du vent par 5 noeuds.

Moteur et Mouillages

En 14 jours, nous avons pu pratiquer une quinzaine de criques et plages.
Notre Pogo avait le moteur "standard" et ses 30CV sont largement suffisants pour notre usage car de toute façon on n'a très peu de raison d'utiliser le moteur des que le vent atteint 5 noeuds.
Concrètement nous l'avons utilisé 30 à 60 minutes maximum pour choisir notre mouillage et faire les manoeuvres inévitables (soit a 17-18 litres de Gasoil sur 14 jours ; il n'y a pas de jauge carburant sur un Pogo mais le plein a été fait avec un jerrican !). Et le plus impressionnant est que cela suffit pour étaler la consommation électrique quotidienne !
Donc en cabotage nullement besoin d'un panneau solaire ! le bateau est léger et bien manoeuvrant en marche avant, un propulseur d'étrave serait clairement superflu sur ce 40 pieds. Ca c'est fait !

Un gros bémol, comme souvent sur un voilier, serait la marche arrière, ou la puissance peut être juste (surtout si une capitainerie Corse insiste pour tirer et faire "couler" une bouée de mouillage et que notre moteur n'y suffit pas ;-)). La manoeuvrabilité est, comment dire, délicate, non pas tant du fait du pas de l'hélice que de la gouverne toute relative des doubles safrans en marche arrière, surtout si la quile est en position haute !

Justement, la quille relevable s'avère d'une efficacité diabolique pour se caler bien a l'abri de la houle, juste en bord de plage ou encore pouvoir entrer dans les petits ports de faible profondeur (par exemple Pianottoli-Caldarello ). Le mécanisme a fonctionné tous les jours, parfois 2 fois par jour, de façon impeccable. Attention, sur mouillage rouleur le Pogo est un chouille plus sujet au roulis, il se peut qu'il vaille mieux mouiller par plus de 3 m pour garder la quille en position basse; sinon, il y a cette astuce que je n'ai pas essayé.

quelques détails malheureux

Il est évidemment très positif. Le projet va devenir réalité; Nous aurons notre Pogo 12,50 familial. Mais l'équipage affuté et aguerri a pu noter quelques points à corriger ou améliorer:

  • le systeme  de maintien ouvert des capots Goiot a vieilli prématurément et n'est pas utilisable par des enfants. tantôt le capot ne tient pas ouvert, tantôt la vis, une fois serrée est juste impossible a désserer sans s'appeler musclor (moi !). Une vraie misère.
  • La table du carré ne se prète pas aux jeux de sociétés ou de cartes du fait de la séparation, fort haute et génante du puit de quille. Une croisière sans tarot, inconcevable !
  • Les "spots" d'éclairage, sont de qualité médiocre et ont déjà rouillé. La chantier est au courant mais personne ne semble avoir trouvé la solution.
  • Le matelas standard des couchettes n'est sans doute pas idéal (pour un bateau, s'entend!), en tout cas mon épouse et moi avons eu mal au dos...
  • les winchs Harken sont tres bien, mais pourquoi une embase en plastique ! Le Pogo 12,50 mérite la gamme Performa !

Epilogue

dés mon retour je préviens le chantier que le projet est confirmé et que je passe aux choses sérieuses. La réponse ne sa fait pas tarder avec une jolie surprise, la mise en service d'un hangar supplémentaire a permis d'accélérer la cadence et je peux désormais compter sur une mis à l'eau au Printemps.

 

Voila qui est de bonne augure.

dés mon retour je préviens le chantier que le projet est confirmé et que je passe aux choses sérieuses. La réponse ne sa fait pas tarder avec une jolie surprise, la mise en service d'un hangar supplémentaire a permis d'accélérer la cadence et je peux désormais compter sur une mis à l'eau au Printemps.

Ce que je ne savais pas c'est que la fin d'année allait être riche en interrogations, dilemmes et décisions plus ou moins bien informées.... mais ça c'est pour plus tard....

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