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Courts circuits électroniques

Chaleur, humidité, salinité, chocs, et vibrations, l'environnement marin est hostile a tout appareil électronique.

Est-ce une explication suffisante pour justifier mon expérience assez lamentable avec l'électronique embarquée sur un voilier de plaisance ? Speedos délirants - ou muets en dessous de 5 noeuds - girouettes fantasques, afficheurs qui n'affichent que ce qu'ils veulent, pilotes automatiques voraces en énergie et patauds à la barre, meme quand on ne leur demande rien !

Alors certes le GPS a révolutionné la navigation et l'internet à bord permet de bénéficier des meilleures prédictions météos à tout moment, mais après tout une bonne girouette de régate windex, des penons, un compas de relèvement, de bonnes jumelles et un fil à plomb, ca reste une très bonne base pour taquiner le VMG max, non ?

Seulement voila, à l'âge des tablettes tactiles dont la puissance égale les superordinateurs des années de la guerre froide, ca veut dire quoi l'électronique de navigation ?

Apres avoir passé beaucoup de temps sur le sujet, le geek que je peux être parfois, vous livre ici mon décryptage, et ma réponse très personnelle à ce challenge. Mon intention est que cela vous permette de mieux choisir pour vous même et vos besoins.

Tout d'abord, Il faut absolument ignorer le marketing tout à fait pitoyable des marques d'électronique. Regardez les sites ou brochures B&G ou NKE, pour ne citer qu'eux et vous verrez ce que je veux dire : du blabla toujours vague et souvent incompréhensible qui fait tout pour vous cacher ce que vous achetez réellement, ici l'exemple NKE (mais B&G est PIRE !)

Vous avez un doute ? je vous mets au défi de me donner la consommation électrique d'un écran multifonction de ces marques !

Pas convaincu ? Sonnez moi la sensibilité, résolution et fréquence d'échantillonage des girouettes ? Et l'algorithme de lissage, fruit de 10 ans de développement pour la course au large, hein, vous ne le trouverez pas sur github, a se demander is il existe ailleurs que dans la brochure !

Et oui, il faut donc revenir aux fondamentaux, si on ne veut pas être prisonnier d'une marque ou d'une autre - ce qu'elles cherchent toutes a faire - en vous faisant croire que le monde sera ainsi meilleur plus simple, mais surtout pour que vous n'alliez pas chercher mieux ailleurs !
Le meilleur point d'entrée est sans doute de comprendre les méthodes de communication etre appareils.

NMEA te voila !

La premiere chose à considerer pour se libérer des marques et d'être évolutif et interopérabie entres les éléments du réseau que constituent les capteurs (loch speedo, sondeur, girouette(s), GPS, compas électronique, AIS, etc) de plus en plus nombreux, le ou les calculateurs, les écrans et le pilote automatique. C'est le role de la NMEA, ou National Marine Electronics Association qui maintien et développe aujourd'hui 3 normes de réseaux : 0183, 2000, et le futur onenet.

Pour faire simple et aller vite, aujourd'hui, la norme de référence, et que je conseille d'éxiger est le NMEA2000, qui viendra, dans les années à venir, se voir complété par le protocole Onenet, une adaptation nautique des protocoles Ethernet (ENFIN !)

Cette norme est plutôt bonne et bien gérée MAIS possède un GROS défaut : la nome n'est pas ouverte et la licence d'utilisation est prohibitive, ce qui gonfle le prix de nos précieux aides électroniques tue l'innovation. a l'age de l'internet c'est incompréhensible !

La norme NMEA 2000 est "fermée" et sa licence payante, incompréhensible à l'age de l'internet

Mais bon, globalement exigez les entrées sorties en NMEA 2000, et oui, cela disqualifie le pourtant réputé NKE, désolé.

L'interoperabilité étant assurée, il reste a choisir les noeuds du réseau. Commençons par les capteurs, et même par le roi des capteur sur un voilier : la girouette !

il me semble que la logique qui consiste a trouver THE girouette parfaite est mauvaise. Une girouette ne sera jamais parfaite d'une part, et qui plus est c'est trop fragile pour en avoir qu'une.

Je milite donc d'adopter la technique des coureurs et d'avoir plusieurs girouettes, placées a des endroits différents en tête de mat et pourquoi pas au balcon arrière. 

Pour ma part je vais combiner une girouette B&G "de base" avec un capteur a ultrasons de chez LCJ capteurs le CV7-C, je vous en dirait des nouvelles !

Tout systeme NMEA2000 digne de ce nom pourra sélectionner quelle girouette afficher et passer au calculateur du pilote automatique. SI vous envisagez d'avoir un calculateur "de course", ce dernier pourra de lui meme choisir la girouette en fonction de l'allure et de vos paramètres persos

Coté loch-speedo-sondeur c'est plus simple, le standard que l'on voit partout est le DST800 d'Airmar qui combine tout ça en un seul passe coque. On le trouve PARTOUT, juste bien choisir la version N2K (petit nom du NMEA2000)

Parlons ensuite du pilote, et commençons par son vérin. Je ne sais pas pourquoi la tendance est a l'hydraulique et la Lecomble & Schmitt en est la marque de référence. Mais pourquoi diable convertir un signal électrique en pression hydraulique ? Le Pogo 12,50 est un bateau léger et se pilote très bien par un simple moteur électrique en prise directe et qui en plsu se fera complètemet oublié (pas de viscosité de fluide) a la barre une fois éteint ! Bref un vérin Raymarine Type 2, recommandé par de nombreuses équipes de course, et disponible partout dans le monde fera très bien l'affaire !

On complete par n'importe quel capteur d'angle de barre, d'un GPS qui échantillonne à 10Hz et d'un compas électronique récent de bonne facture (ces derniers causant tous N2K, hein !) et le calculateur du pilote a tout ce qu'il faut pour donner ces consignes....

Je calcule, tu calcules, il calcule...

Voila le plus dur est fait - enfin a priori - il nous reste a terminer avec un calculateur... Ou pas. C'est vrai ca, à quoi sert donc un calculateur ?

La premiere fonction est de traiter le signal de la girouette et des autres capteurs pour déterminer le vent VRAI, véritable Graal de la navigation à la voile.

Mais c'st plutôt un mythe inatteignable (car il y a en fait un vecteur vent différent selon la hauteur et l'emplacements sur le bateau !) mais vendeur (il vaut son pesant d'or, dans les 5000€ minimum).

Alors sauf si vous faites le Vendée Globe, ou la coupe de l'America, il vaut mieux investir dans une ou 2 girouettes et un vérin de secours...
Vous perdrez 0,05 Noeuds sous pilote mais au moins il marcher sous toutes les conditions et sera résilient !

Certains vont jusqu'a utiliser des centrales à inertie de l'aérospatiale pour débruiter les mouvements du bateau.... Certes, oui. mais sérieusement, à moins de vouloir faire une traversée de l'Atlantique en solitaire à fond les ballons, est ce bien raisonnable ?

La seconde fonction est de donner les "bonnes consignes" au pilote, pour que celui-ci navigue non seulement en suivant un cap (d'ou le compas électronique qui cause N2K, hein !) mais du vent apparent (au près) ou réel (au largue).... Certains proposent même des modes "vents forts" ou "Surf"..

Alors j'ai pas testé mais respirons profondément....

Non décidément pour moi le plaisir de la voile c'est de barrer et de passer un minimum de temps sous pilote, pour faire à manger, ou faire une manoeuvre délicate.

Alors certes je prendrai une télécommande pour ajuster la consigne en étant sur la plage avant, mais de grace épargnez moi vos pseudo algorithmes opaques et boitiers électroniques capricieux si j'en crois le nombre de mésaventures qu'ont le skippers du Vendée Globe avec leurs pilotes !

Alors, voila, j'ai opté pour un truc qui génère le mépris au chantier Structures et j'en suis fier pour l'instant : un "calculateur" NAC 3 de B&G, je vous raconterai !

Ecran oh, bel Ecran !

Oh, mais honte a moi, j'allais oublier l'essentiel, le truc que tout le monde regarde dans ls salons et dans les ports, un peu comme les tableaux de bord des voitures de Sport : les écrans multifonctions (MFD, multi Function Display) dans le jargon des marques !).

Bon on va la faire breve, vous me voyez venir !

Nos voiliers modernes ressemblent à des cockpits d'avion de nos jour... mais la aussi pourquoi ? et bien je laisse la réponse à ceux qui les utilisent car pour ma part, je mettrai un minimum (2) d'afficheurs instruments 4" Triton 2 et le reste se fera sur un ou 2 ipads amarinés, équipés de Weather 4D et Navionics pour la simplicité d'utilisation, la versatilité, l'évolutivité et la puissance des cette solution. 

Pour finir en beauté, mon AIS AIT3000 de digital yacht (oui parce que l'AIS tant qu'à l'avoir, autant se faire voir et émettre hein !) sera équipé du Wifi et transmettra tout ce qui passe sur le CAN N2K sur la tablette....

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